...le dollar, pour l'instant. Peu importe que les Etats-Unis soient l'épicentre de la crise, que l'activité y ait ralenti de 6,2% en rythme annuel au dernier trimestre 2008, que trois millions d'emplois y aient été détruits depuis octobre et que le déficit public budgeté pour 2009 atteigne des montants stratosphériques. Quand tout va mal et que l'argent frileux cherche un dernier havre de paix où se pelotonner, c'est encore vers l'Oncle Sam qu'il se tourne. L'an dernier, le billet vert s'est apprécié de 13% face aux principales monnaies, et les achats de bons du Trésor américain par des étrangers ont augmenté de 456 milliards de dollars.
Plus dure sera la chute, disent les Cassandre. En attendant, les investisseurs semblent penser que les Etats-Unis sont vraiment "much too big to fail" et qu'ils finiront bien par rebondir.

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